Rhodesian Ridgeback ? Connais pas. Encore une race en plus, comme s’il en manquait ! Ca ne cesse jamais cette avalanche de nouvelles races…

L’origine du RHODESIAN RIDGEBACKrodesian-rigdeback-01

Tout est étrange en lui, depuis sa crête en rebrousse poil couvrant l’échine qui fut exigée dès son apparition sous le nom de « chien lion » donné par les indigènes (Boschimans, Hottentots, Zoulous) qui l’utilisaient pour la chasse au lion, à la gazelle, au phacochère et, naturellement dans la savane là où il n’y avait pas d’arbre pour s’y réfugier, le léopard. Evidemment, ce chien n’attaquait pas de front le lion, le Roi de la création animale, mais à 3 ou 4, ils lui mordillaient la queue et les fesses tout en le poursuivant sans relâche pendant des heures. Assoiffé, épuisé par l’abondante perte de sang, le lion était alors rabattu vers un arbre sur lequel les indigènes, armés de leur arc, n’avaient plus qu’à achever une bête complètement affolée. Assez rarement, parait-il, un de ces chiens était éventré par le lion ; plus fréquemment le léopard presque aussi agile que lui. Les colons anglais et hollandais voulurent l’utiliser. Malheureusement, hors de la chasse, il était absolument associable, voire dangereux pour les blancs !
Quels chiens possédaient alors ces colons ? Des Dogues allemands, des Bloodhounds, des Airedales, des Boxers, des Bergers Allemands, des Bouviers des Flandres, des Mastiffs, des Goldens Retrievers, en outre, pas nécessairement de pure race. Bref, une collection fort hétéroclite pour tenter des croisements fructueux avec les fameux chiens lions.

Ce qui fait qu’en 1922, un important groupe de farfelus, des chasseurs professionnels et amateurs, se réunirent sous la présidence de Sir Richard Barnès. Une histoire de fous digne du R.R. !
Tous ces originaux, amenant avec eux leur cher chien disparate décidèrent de créer de toute pièce une race pure choisie parmi tous ces échantillons de races canines. Mais la manière dont ces loufoques élaborèrent sur le champ le standard d’une race qui n’existait pas encore est du plus haut comique, et tient du miracle !

Sir Richard Barnès, donc président de l’assemblée, retint la tête de l’un, l’encolure de l’autre, le corps d’un troisième, la queue de celui-ci, les oreilles de celui-là, jusqu’à ce que l’on ait constitué un chien en entier.

Quant à la couleur de la robe, on se demande pourquoi, de façon optimiste dont on traitait l’affaire, elle ne put être fixée, allant du fauve doré jusqu’à la couleur « farine de froment ». Selon ma supposition, la cause fut peut-être due à la tombée du soir tropical toujours rapide, ou bien l’abondance des whiskys absorbés ? Cruelle énigme ; nul ne le saura jamais. Toutefois, on eut quand même le temps de changer le nom prétentieux qu’il portait jusqu’alors « chien lion » en celui si bien descriptif de RHODESIAN RIDGEBACK, en langue afrikaner, cela devint « Rhodesian Pronkrug Honde » (chien rhodésien à parure dorsale). Quelques uns de la joyeuse bande, probablement amateurs de la navigation à voile, proposèrent avec moins de succès « rifrug dog ».

Le comble de cetterhodesian-2 histoire incroyable, invraisemblable, est que l’on obtint en plusieurs années des Ridgebacks ou Pronkrugs de qualité, donc absolument conformes à ce fameux standard ! C’est que ces amateurs eurent la chance de partir de chiens issus tous de la race indigène, s’orientèrent vers le même type, et eurent surtout la miraculeuse présence d’esprit, vraiment géniale, de le remarquer. Sir Richard Barnès mériterait que son nom soit connu par tous ceux qui s’intéressent à cette race, ou même qui s’intéressent de près ou de loin à la cynologie.

Est-ce là une juste récompense d’avoir miraculeusement contribué à créer le roi des chasseurs, le roi des dormeurs, rivalisant honorablement avec les lévriers, le roi des gardiens, le roi de l’amour envers son maître.

 

Aspect général du Rhodesian Ridgeback

Le chien doit être équilibré, beau, agile, en bonne condition physique, il doit également avoir des muscles puissants et une grande endurance. Le Ridgeback doit être capable de courir à grande vitesse sans toutefois que ceci diminue sa mobilité, il doit pouvoir effectuer des changements de direction rapides. Les Ridegebacks des pères fondateurs ont prouvé par la pratique leur capacité en matière de chasse, pouvant même tenir en respect un animal tel que le lion. Mais ils ont aussi montré qu’ils savaient être es compagnons fidèles et rusés ainsi que des « gardes du corps ». On doit retrouver dans chaque individu toutes ces qualités pour qu’il forme une Ridgeback solide.

Le Ridgeback est fier et droit, présentant un profil rectangulaire mais jamais carré. Le corps du Ridgeback est celui d’un chien de chasse classique, tel que l’ Otterhound, le Billy, le Braque de Weimar et le Flatcoated Retriever.

En citant F.R. BARNES : « … les caractéristiques que le Ridgeback doit obligatoirement posséder sont : la rapidité, la puissance, le courage, la fidélité, l’affection et une remarquable capacité à chasser les animaux sauvages ».groupe-rhodesian

Un chien résistant a besoin d’une parfaite angulation à l’avant comme à l’arrière ; cela nécessite une poitrine solide et un cou puisant pour faciliter le rendement musculaire. Il doit également combiner souplesse et force physique. Tout chien ayant trop de puissance ou trop d ‘élégance s’éloigne du parfait Ridgeback.

De plus, le Ridgeback est alerte et curieux. Il lui faut la condition mentale et physique pour créer une présence visible. Dans son environnement d’origine il survivait en étant ni apathique, ni lent, ni têtu, ni agressif.

La longueur du tronc a parfois été négligée. Pourtant, tout « trotteur » capable de courir de longues distances à grande vitesse doit avoir un corps rectangulaire. La proportion idéale entre la longueur du tronc et la hauteur au garrot est de 5 :4. Un Ridgeback au carré plutôt que rectangulaire n’est simplement pas correct.